Peut-on donner un prix du dessin à un mangaka ?

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7 réponses

  1. Joris dit :

    Et puis dans ce cas il faut aussi se poser des questions sérieuses sur le cinéma 🙂 Virez moi tous ces assistants !

  2. frogtaku dit :

    Une excellente piqûre de rappel ! À garder au chaud pour la prochaine fois qu’on entend ce genre d’argument fallacieux.

    Joris a raison de parler du cinéma. Dans un sens, notre tendance à désigner les œuvres comme étant celles d’un seul homme alors qu’il y a des équipes complètes derrière font le lit de ce genre d’idée. « Le dernier film de Peter Jackson », « Le dernier album d’Alizée », « Le dernier jeu vidéo de Syd Meyer » (oui, histoire de mettre mon grain de sel j’ajoute discrètement le jeu vidéo huhu)…

    Non pas que c’est néfaste (après tout, ça fait marcher la com’ et les gens qui sont au sommet sont en général passé par les petits postes comme tu le signales) mais ça a sûrement son rôle à jouer dans le fait que quand un bonhomme dénonce la pratique industrielle du mangaka, ça ne choque pas outre les cercles de connaisseurs (ça plus le stéréotype de l’asiatique qui travaille comme une machine et les relents de diabolisation des décennies passées).

  3. gugu dit :

    Il ne faut pas non plus oublier les peintres classiques qui eux aussi jusqu’au début du XXème siècle étaient tous flanqués d’une tripotée d’apprentis qui non contents de touiller la peinture devaient aider, enrichir voire finir les toiles du maître.
    Et aucune reconnaissance non plus…

  4. très bon article, et très vrai.
    on ne va pas multiplier les exemples, mais l’école franco-belge a instauré le studio avec assistants comme un véritable système (et tant mieux). Leloup a dessiné les avions et leurs décors pour Vol 714 pour Sydney, un des meilleurs Tintin ; Giraud a été l’assistant de Jijé, d’ailleurs il lui a « pris » Jerry Spring pour en faire Blueberry ; Les Schtroumpfs de Peyo étaient souvent dessinés par… Walthéry, Roba, Delporte et Derib ; Franquin a laissé Jidéhem dessiner l’essentiel du « Prisonnier du Bouddha » etc…
    après, de toutes façons, qualifier d’artistes des auteurs de bd ou de manga, qu’ils soient franco-belges ou japonais, reste une exagération, pour une large partie du public. la notion d’art est fuyante et varie d’un individu à un autre, surtout lorsqu’il s’agit d’art non officiel, et on adore coller des étiquettes, art majeur, art mineur… s’abriter derrière la notion d’art pour justifier ses goûts n’est qu’un pauvre paravent à sa propre absence de curiosité.

  5. Rhyscard dit :

    « rien n’a changé ou presque ». Mais l’évolution va tout de même dans le bon sens, trouvé-je. Une évolution extrêmement (trop) lente, mais qui voit disparaître de plus en plus de croisés anti-manga, surtout si on se réfère aux années 80…

  6. Reika dit :

    Je trouve certainement plus « d’âme » dans le manga que dans les BD Franco-Belge. Facon c’est la nouvelle – ancienne mode de descendre tout ce qui sort du Japon …

  7. Bounthavy dit :

    En fait, je pense que toutes ces polémiques sont liées à un problème de conflit de génération. Mais je développerai ça mieux plus tard ^^,

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