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Jeu vidéo

Jerry Lawson et le Fairchild Channel F (1976)

Lorsqu’elle sort en 1976, la console produite par Jerry Lawson pour la firme Fairchild Semiconductor a a priori tout pour plaire.

Contrairement aux précédentes, ce n’est pas simplement un hack d’oscilloscope ou de téléviseur. Il s’agit de la première machine intégrant un microprocesseur, les jeux étant stockés dans des cartouches à part contenant de la mémoire.

De plus, ces derniers sont en couleur : plus besoin de coller un calque sur le téléviseur. Ajoutez à cela des manettes au design inédit et vous comprenez en quoi ce Video Entertainment System (VES) a tous les arguments pour séduire… sur le papier.

Outre les deux titres fournis avec la machine (Hockey et Tennis), Fairchild vend à part les cartouches de jeux permettant au client de varier les plaisirs. Celles-ci sont dans un jaune éclatant, sans doute pour être plus visibles lorsqu’on les insère dans la console de couleur sombre.

La première cartouche vendue contient quatre jeux pour inciter le client à acheter : Tic-Tac-Toe, Shooting Gallery, Doodle et Quadra-Doodle.

Auparavant, la plupart des machines proposaient des variations du bouton de l’oscilloscope. La Fairchild VES est fournie avec deux manettes évoquant un peu le Nunchuck de la Nintendo Wii (2006) : au bout d’un petit cylindre, se trouve un bouton que l’on manipule dans huit directions. Mais comme elles sont assez fragiles et qu’il est impossible de les changer sans démonter la machine, c’est un peu rageant pour le client.

Lorsqu’Atari annonce la sortie de son VCS (Video Computer System), Fairchild change le nom de sa console en « Channel F ». Après le rachat des droits par la société Zircon International, la seconde génération de la console sort en 1982 sous le nom de « Channel F II ». Élaborée par la même équipe, elle propose peu de changements, mis à part le son des jeux qui sort désormais par le biais de la télévision et le fait que les manettes sont détachables.

Seuls cinq nouveaux jeux sont produits et la console sombre ensuite dans les limbes de l’histoire du jeu vidéo, mise de côté par le succès de l’Atari 2600. Celle-ci n’a pas été la première à proposer des innovations techniques mais son catalogue de titres s’est montré bien plus attractif.

Moralité : la puissance n’est rien sans les jeux.

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